|
|
«(...) j’avais un cancer du sang qui me laissait deux chances sur trois de vivre. (...)
Trouver le sens de sa vie est certainement la plus belle chose que l’on puisse espérer.»
Télécharger le document: Accéder rapidement: Nous remercions: |
Aymeric
Le combat contre la maladie devînt alors le principal moteur de mon existence, mais j’ai toujours voulu poursuivre mes études pour ne pas devenir fou. J’ai donc poursuivi mes études comme si de rien n’était en cachant à mes camarades mon état de santé pour ne pas susciter la pitié ou ne pas voir dans leurs yeux la frayeur qu’aurait pu leur inspirer mon état. A la fin de mon traitement j’ai voulu rattraper le temps perdu et jouir de la vie sans tenir compte de ma maladie, comme une personne normale. J’ai alors intégré l’école supérieure de commerce de Toulon dont j’avais réussi le concours. Mais au bout de quelques mois mon état de santé s’est dégradé rapidement. Je fis une rechute qui nécessita un traitement beaucoup plus lourd et plus dur, m’obligeant cette fois ci, à interrompre mes études et passer de longues semaines en chambre stérile. J’ai alors mesuré la richesse de l’être humain. J’ai réellement pris conscience que ma voie était dans le domaine de la santé. Etant trop fatigué pour suivre des études normales, j’ai alors décidé de poursuivre mes études en maîtrise de Management en cours du soir. Ce qui me permettait de suivre d’autres activités en parallèle le jour, tout en conciliant ma santé et mes études, ceci m’a permis petit à petit de me réinsérer dans une vie normale. Ayant pris contact avec l’association Locomotive (Association pour l’aide aux enfants atteints de leucémie et de cancer, à leur famille et au service hospitalier de Grenoble). Quatre mois après mon dernier traitement, avec l’aide de douze autres animateurs, nous avons crée la commission Locomôm’s au sein de l’association Locomotive, j’ai également participé à des camps d’été avec l’association Aval. Mais l’aide morale que j’apportais aux enfants ne me suffisait pas, je voulais leur apporter une aide plus grande encore, j’ai décidé de suivre plusieurs formations pour aller dans ce sens : formation de secourisme pour assurer la sécurité des enfants lors des sorties, j’ai également fait un DUT en alimentation et nutrition. Cette dernière formation m’a permis de faire un stage de fin d’études que j’ai effectué au centre de rééducation dans le domaine de la kinésithérapie. Le déclic s’est vraiment produit pendant ce stage. Trouver le sens de sa vie est certainement la plus belle chose que l’on puisse espérer. J’ai alors abandonné mes six années d’études (DUT informatique, DUT GEA, ESC TOULON, Maîtrise de management), reprendre à zéro ne fût pas facile, une fois de plus. C’est alors que j’ai eu une aide financière pour pouvoir financer mes études « Bleustein Blanchet ». Depuis je suis kinésithérapeute en centre de rééducation où je m’occupe de réentrainement à l’effort pour des personnes ayant des cancers ou des maladies pulmonaires à la suite de traitements lourds de chimiothérapie. Liens:
|